dimanche 31 mars 2013

La Première Nuit Dehors

*Aujourd'hui, 1er Avril 2013, ce n'est pas uniquement le Lundi de Paques et le jour des calembours. C'est aussi et surtout le jour de la fin de la trève hivernale, qui sonne ainsi la reprise des expulsions. Etrange concept que d'estimer qu'il est des périodes plus propices que d'autres pour se retrouver à la rue.


La Première Nuit Dehors

C'était la première nuit où vraiment, je ne savais pas ni quoi faire, ni où aller.
Il y avait bien Laura, chez qui j'avais passé une grande partie de mes nuits depuis que j'étais à la rue, mais justement, ça commençait vraiment à me mettre mal à l'aise. Elle était pas chiante Laura, ça non. Elle m'avait toujours dit que je pouvais compter sur elle, qu'elle ne pouvait de toute façon pas me laisser "comme ça", elle me demandait pas de me justifier, "est ce que tu te drogues encore", "t'es sûre que ce serait si terrible que ça le sevrage en hôpital?", elle faisait pas chier avec ces trucs là.
Mais bon je voyais bien, je sentais, elle avait pas signé pour se retrouver avec une toxico mineure en fugue clouée chez elle jusqu'à cinq soirs par semaine, et la grandeur d'âme a ses limites. Surtout que j'avais rien à lui donner en échange.
Depuis un moment, ses "Mais t'as une idée de comment tu vas te débrouiller pour la suite" m'apparaissaient de moins en moins bienveillants et de plus en plus chargés de sous entendus. C'est à dire, non seulement je représentais une charge supplémentaire, mais en plus, je lui faisais prendre des risques. Alors bon, je ne lui en voulais pas vraiment de perdre un peu de sa bienveillance à toute épreuve. Quoi que peut être un peu, par moments.
De toute façon, quand t'es là, enfermée dehors, à te sentir trop comme une pauvre conne, t'en veux un peu à tout le monde. Parfois, j'avais envie de bondir sur les gens de cet éternel centre ville où j'étais la plupart du temps condamnée à me cacher pour attendre le rien, juste histoire de leur cracher toutes mes emmerdes à la gueule comme ça, une bonne fois. Je suis malade, recherchée par la police, je n'ai nulle part où me poser, ni le jour, ni la nuit, j'ai pas une thune, j'ai faim, j'ai froid, et j'ai plus de parents.
Parfois j'étais tellement aigrie de voir ces gens rentrer dans des boutiques et ressortir les bras chargés, aigrie de voir ces gens qui savaient où aller, quoi faire, où rentrer, qui étaient attendus, mais pour des trucs biens, pas pour être attrapés et enfermés de force. Mais bien sur cette colère n'était pas audible ou convenable. "Tu n'envieras point ton prochain" même si tu n'as rien, que tu as peur de la souffrance et de la mort en permanence à cause de ça, et que le spectacle de ton prochain qui a plus que toi se déroule juste là, à coté de toi. Ne fais pas de bruit, pas d'esbrouffe, si t'en es là en plus, c'est surement pas pour rien.

Quand tu te retrouves à la rue, les premiers jours, tout le monde te tend la main. Une nuit par ci, une nuit par là, t'es comme un pote qu'on invite pour la soirée, finalement ça ne change pas grand chose pour ton hôte. Tout le monde te demandes "Comment tu vas faire pour la suite?", et tu sens bien que "je ne sais pas" n'est pas une réponse acceptable. Quand tu prononces ces mots c'est gros malaise, ha tu veux dire, c'est vraiment la merde là, c'est pas du tout bonne ambiance ton histoire?
Et puis ensuite les ennuis commencent à s'accumuler. Pour moi y'a eu le problème des flics. Au bout d'une semaine ma mère était allée choper des copines à la sortie du lycée, "J'vous préviens, j'ai prévenu la police maintenant, vous avez intérêt à prévenir Salomée qu'elle doit rentrer, et tout de suite! Je sais que vous savez où elle est!". Bien sur elle avait aussi téléphoner à plein de parents, qui bien sur s'étaient tout de suite sentis très investis par la mission de me balancer si jamais je devais apparaître chez eux un de ces soirs. Finalement j'avais plutôt eu du bol que ce process ne s'enclenche pas plus vite. Par la suite ma mère m'expliquera qu'elle et mon père avaient sincèrement cru que j'allais revenir quelques jours après mon départ, genre grosse prise de conscience, air penaud et bras grands ouverts vers la servitude volontaire, et que c'était pour cette raison qu'ils n'avaient pas lancé le branle bat de combat tout de suite.
Alors forcément dans ces conditions là, les possibilités de potes chez qui squatter de temps en temps se sont radicalement réduites. J'avais mes copines les plus proches qui pensaient à moi dès que leurs parents étaient absents pour une nuit, mais c'était pas souvent, j' avais Laura, qui avait un studio et que mes parents ne connaissaient pas, et puis, je l'apprendrais par la suite, j'avais les rencontres du hasard.

En tout cas ce jour là, le temps était passé comme un éclair, et aucune perspective ne s'était dessinée pour moi. Arrivée à la fin de la journée, j'avais été envahit d'une peur terrible. Qu' est ce que j'allais faire? Fallait que je trouve un truc, je ne pouvais pas rester dehors toute une nuit comme ça, j'allais pas y survivre, j'allais forcément me faire agresser, ou me faire arrêter par les flics, et puis il faisait juste beaucoup trop froid.
Et si je demandais de l'aide à un(e) inconnu(e)? Mais comment être sûre de ne pas tomber sur un fou(lle) furieu(se)x? Ou bien de ne pas tomber sur quelqu'un de tellement trop bienveillant qu'il allait finir par appeler les flics?
La panique, soit ça écrase les pensées dans un immense chaos, soit ça donne au contraire un miraculeux coup de clairvoyance. Ben pour ce soir, c' était la carte chaos absolu, y'avait pas à dire.
Une fois le gros du coup de pression descendu, j'avais pas eu les idées plus claires, mais tout de même un comme un élan de pragmatisme. Acheter à boire avant que ça ferme, au moins pour tenir, et aussi pour soulager.

Devant le magasin dans lequel j'avais prévu de dépenser une partie de mes quatre euros et quelques dans une bouteille de blanc dévissable et une bière forte, j'avais croisé une bande de ponks que je je commençais à bien connaître à force de zoner. J'aimais pas trop trainer dehors avec eux parce qu'ils étaient de vrais aimants à condés. Parfois j'avais été conviée à me poser un peu dans leur squat, mais il n'y avait que des mecs dans le groupe, alors je repartais toujours dormir ailleurs.
On avait alors échangé quelques mots, surtout rapport à la défonce, l'un d'eux avait du speed, un autre de l'héro et des cachetons, et ils devaient voir un type pour de la coke dès qu'ils auraient récupéré assez de thunes à la manche.
J'avais décidé de rester avec eux, bien que très nerveuse à l'idée d'être reconnue ou contrôlée, et puis au bout d'une heure, miracle, on était partis au squat, enfin un endroit où se poser un peu, quelques heures, c'était déjà ça.

La squat était un vieil et immense immeuble, les types qui y vivaient n'avaient pas encore réussi à mettre l'électricité, du coup ils restaient tous dans une seule pièce pour essayer de profiter de la chaleur des uns des autres. Des matelas par terre, des couvertures, des bougies, une petite table "rouleau de fils de chantier" avec des cendriers et du matos à défonce, quelques paquets de gâteaux. Ambiance à la fois glauque et réconfortante, juste le soulagement d'être à l'abri des regards, d'être un peu tranquille, d'être juste... posée.
On avait passé la soirée à se défoncer et à parler de choses et d'autres. J'avais essayé d'en profiter autant que possible, mais mon angoisse et ma gorge serrée ne m'avaient pas quitté. Aussi puissantes peuvent être les montées et les mélanges came-alcool-cachetons, y'a des trucs qui restent, tu peux rien y faire, c'est là et ça te colle aux tripes. En l'occurrence ne pas savoir où aller dormir, c'était de ce genre.
Et puis les mots s'étaient fait de plus en plus hasardeux, les mecs s' étaient montrés de plus en plus lourds, ho c'était pas insupportable non plus,juste quelques rappels bien sentis que j'étais une meuf défoncée au milieu d'une bande de mecs défoncés, hahaha mais dis donc, c'est qu'il pourrait s'en passer des choses et que j'avais vraiment pas froid aux yeux!

L'inquiétude, et la peur. Rester c'était s'engager. Une femme ne se fait pas inviter à dormir par une bande de mecs impunément n'est ce pas? Une femme ne se met pas déquerre avec une bande de mecs sans savoir que "ça envoie des signaux" non plus. Et d'ailleurs... Allaient ils me laisser partir? Et si j'avais déjà trop abusé? Fallait que je me lance.
_" Hum... Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais je vais y aller...
_ Ha tu rentres quelque part? Tu sais où aller au moins gamine?
_ Ouais ouais ouais, j'ai les clés de chez une pote, faut qu'j'y aille parce que si je rentre pas elle s'inquiète après...
_ Ben ok... Tu sais tu peux rester, on va pas te violer! *rires communs*
_ Haha nan mais attendez je sais hein! Haha! Nan nan mais sérieux aucun rapport, c'est juste par respect pour ma pote voyez...
_ Nan mais d'façon t'as raison, si tu peux aller ailleurs fais le, tu vois pas comme on s'les gèle ici!
_ Ouais je sais... Hum. Bon bah... Allez hein!"

Une fois dehors, mon énorme sac me sciant l'épaule, épuisée et arrachée, j'avais été électrisée par le froid qui m'était tombée dessus d'un coup.Y'avait pas de chauffage dans le squat, mais on était à l'abri du vent, y'avait des couvertures, des bougies et notre chaleur à tous.
C'était 2 degrés. 2 degrés, c'est pas encore négatif, alors ça ne sonne pas impressionnant, mais c'est complètement glacial, surtout avec du vent.
L' hésitation, quelques secondes. Et si j'y retournais en disant que je ne retrouve plus les clés de chez ma copine? Il était deux heures et quelques du matin, je pouvais dire que je ne voulais pas la réveiller.
Et puis finalement la peur l'a emporté.
Flipper des flics en patrouille. Se tenir malgré la foncedée. Marcher vers la gare. Vers où d'autre de toute façon? La gare quand tu zones c'est comme un réflexe. Ca reste ouvert tard, il y a des toilettes, des gens, des cabines téléphoniques.


Finalement arrivée, je m'étais arrêtée dans un petit recoin abrité du vent qui avait l'avantage d'être facile à fuir si un quelconque danger devait se profiler. Posée sur mon sac, crispée par le froid, il y avait encore trois heures à attendre avant l'ouverture de la gare. Trois heures, ça sonnait juste comme l'éternité.
Depuis toute petite, un truc m'avait toujours foutu une trouille terrible : le fait de me retrouver coincée avec rien à faire pour passer le temps. C' était une question qui me taraudait, je demandais régulièrement à ma mère, "ils font quoi les gens en prison du coup?", "à quoi ils pensent pendant toute la nuit les SDF?", et ses réponses ne me satisfaisaient jamais. Parce qu'il n'y avait pas d'autres réponses que celle que j'avais déjà très bien deviné toute seule : Rien. Ils ne font rien, les gens. Ils attendent et ils sentent le temps les oppresser comme tout le reste.
J'ai longtemps gardé cette propension à imaginer que les réponses trop dures à certaines de mes questions ne devaient pas être les bonnes, longtemps cultivé l'idée qu'il y avait un genre de "truc", des astuces pour contourner ci ou ça. Et puis au fur et à mesure des évènements et du temps j'ai bien été obligée d'admettre que ce n'était pas le cas. Y'avait pas de trucs, y'avait juste la vie, brute et sans échappatoire, dans ses bons comme dans ses mauvais instants.

J'avais gardé ma bière forte pour moi, prévoyant que j'allais me retrouver dans cette situation miteuse. Ces gens qui revendiquent de ne pas donner de monnaie aux clodos "pour ne pas qu'ils achètent de l'alcool", j'aimerais bien voir comment ils se dépatouilleraient si ils se retrouvaient enfermés toute une nuit dehors à 2 degrés. Se défoncer, c'est une des seules alternatives pour supporter un truc pareil.
En tout cas, c'est ce qui m'a permis de réussir à comater un peu. Ce n'était pas reposant, pas agréable non plus, mais ça avait un énorme avantage, celui de donner le sentiment que le temps passait vite.
Et puis soudain, je m'étais souvenue qu'il me restait quelques centimes dans ma poche. Quatre vingts dix centimes éxactement. A 30 centimes le quart d'heure dans les toilettes publiques, ça me faisait trois passages, soit trois quarts d'heure à l'abri.
Sur le moment, cette perspective m'avait presque réchauffé le coeur. Et sans plus attendre, je m'étais dirigée vers les toilettes qui se trouvait à quelques dizaines de mètres.

Lumière blafarde, miroir rayé et odeur d' égouts, même pas un mètre carré de surface et presque aussi froid que dehors, mais pourtant un vrai soulagement, petit instant de répit où je ne me sentais plus totalement vulnérable et à la merci de n'importe quel évènement.
Soulagement aussi, de trouver un abri pour me faire une trace d'héro.
Soulagement de courte durée face au constat que j'avais un peu trop forcé sur le dose dans la soirée. Demain j'allais absolument devoir trouver un moyen de pécho, ce qui laissait présager des heures de manche dans un état pas très engageant.
Mais de toute façon demain c'était une perspective lointaine à ce moment là.
Et puis, après le soulagement, c'est finalement une immense tristesse qui m'avait gagné.
Moi voir là, en train de guetter les minutes de répit que me laissaient de dégueulasses chiottes publiques comme si c'était un trésor, complètement gelée, et surtout complètement seule... Fallait que je l'admette : j'étais carrément à la rue, et ça commençait d'ailleurs à se voir de plus en plus. Je n'avais pas la moindre idée de "la suite", cette foutue putain de suite que tout le monde me renvoyait à la gueule sans arrêt, j'avais la trouille, et je me sentais juste totalement abandonnée.


C'était comme si personne ne savait que j'existais. Personne ne savait ce que je vivais. Je voulais éviter que mon désespoir se sache trop, complètement flippée par cet enfer pavée de bonnes intentions qu'était la bienveillance des gens. Ne pouvoir faire confiance à personne de mon ancienne vie. Devoir me cacher sans arrêt. Etre comme une fugitive alors que je n'avais rien fait. Dire que tout va bien pour ne jamais montrer sa vulnérabilité. Raconter des histoires de carte de bus oubliée pour faire la manche, comme pour ne pas m'avouer à moi même que j'étais une clocharde, pour de vrai.
Le silence assourdissant de la ville qui dort au chaud dans un lit. L'idée que personne au monde ne puisse imaginer une situation tellement absurde, compter son temps pour profiter d'un chiotte public pour pas rester comme une crevarde dehors.
La honte, et la tristesse.
J'allais devoir agir, trouver des solutions. Ca demanderait surement de se mouiller plus, beaucoup plus. Mais fallait bien que je finisse par l'intégrer : J'étais vraiment seule, vraiment à la rue, et je n'avais que moi même sur qui vraiment compter.

Le ballet entre toilettes timée et impasse cradingue a continué le reste de la nuit, enfin jusqu' à l'ouverture de la gare plutôt. Un long moment à comater sur un banc, inquiétude au ventre d'être contrôlée -comme d'habitude- et puis peu à peu la ville qui s'était mise à se réveiller.
Et bien voila. La nuit était passée.
Et maintenant, l'heure était venue d'attaquer la manche pour la journée.


34 commentaires:

  1. En lisant ce nouveau billet qui nous en dit plus sur ta vie, je me dis que je verrais bien toute ton histoire dans un livre. Pas une biographie axée sur l'émotion et le dramatique, mais avec tes réflexions, ton recul vis-à-vis de ces évènements passés. Tu y as déjà pensé ?

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  2. J'ai eu le coeur serré en lisant ton blog. Parce qu'un ami a été dans ce cas et comme ta Laura, à part lui proposer mon canapé, je ne savais pas quoi faire. Les questions sur l'après, c'était pour réfléchir avec lui, jamais je n'avais pris conscience de la portée violente que pouvait avoir mes mots.
    JE ne sais pas si ce récit est du passé ou non, mais bon courage.

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  3. je me rappelle de la copine d'une copine qui avait du fuir ses parents. elle a atterri chez moi, ma mère n'a pas voulu qu'elle reste mais l'a accompagnée dans un foyer.

    foyer dans lequel elle n'est pas restée, elle a ensuite passé quelques nuits chez un de nos potes. dont le frère a "profité de la situation".

    je pense parfois à elle et me demande ce qu'elle est devenue.

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  4. Moi, ce que je vois, comme toujours, c'est que dès qu'on évoque un groupe de mecs, on entend baise, voir viol. Ben non, tous les mecs pensent pas qu'à baiser la première venue et moins encore au viol. Ca fini par être pénible de lire des trucs où les rapports humains sont réduits à des coups. Au passage, une relation sexuelle, c'est plus que seulement délicieux; c'est ni dégueulasse, ni du viol.

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    1. 1/ Merci, on sait ce que sait une relation sexuelle, et au passage c'est pas à vous d'en définir les principaux contours et aspects. Vos injonctions normatives à base de "c'est délicieux", gardez les vous, ça vous regarde.
      Quant au viol, merci de nous expliquer ce que c'est, on était pas au courant.

      2/ Je parle d'oppressions, d'injonctions, des résultats du sexisme, et vous vous chouinez, "bouh, on voit les mecs que comme des baiseurs en puissance, ouiiin" Que voulez vous dire? Qu'à ce moment là, tiens donc, j'aurais du prendre sur moi, ne pas laisser ces injonctions sexistes me faire peur, dépasser le truc en espérant que pour le coup, ça se passe bien? Nan parce que ça pourrait vexer ces pauvres hommes que j'ai eu peur d'eux (tiens bah d'ailleurs, rassurez vous hein, j'ai bien fait attention de ne pas les véxer au moment de partir)
      Ca vous chagrine cette mauvaise image des hommes? Vous savez d'où ça vient? Du patriarcat. Vous pouvez donc à loisir vous engagez dans une lutte féministe et vous mettre à lutter de ce pas au lieu de nous gonfler avec vos inspections des travaux finis.

      3/ Vous êtes fatigué de lire des trucs où les relations humaines se résument à des coups, sachez que des gens sont juste fatigués de VIVRE ce genre de vie. Alors bon, votre indécence plaintive...

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    2. ça me sidère qu'on puisse commenter un truc pareil... SEULE, entourée de mecs, qu'elle connait à peine qui font des sous entendus ? mais putain, EVIDEMMENT que n'importe quelle femme flipperait ! Et si ele était restée, si elle avait été violée vous auriez dit quoi ? "tu l'as bien cherché" ? MAIS FUCK OFF, putain FUCK-OFF

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    3. Moi, ce que je vois, comme toujours, c’est que dès qu’on évoque le viol, on entend baise, voir délicieuse relation sexuelle. Ben non, toutes les nanas ne pensent pas qu’à accuser de viol le premier innocent venu et encore moins à déposer une fausse plainte. Ça fini par être pénible de lire des trucs où les rapports humains sont réduits à des délires paranoïaques de mecs probablement trépanés. Au passage, un viol, c’est plus que seulement une agression ; c’est dégueulasse, et absolument pas du sexe.

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    4. Je crois, au risque de paraître malpoli qu'on appelle ce genre d'individus un trou de balle.
      Si il est pas foutu de comprendre la peur ressentie par une femme seule dans ce type de situation, je sais pas ce qu'il est capable de comprendre. Soit il vit au pays des bisounours, soit il est complètement naze.
      Bien sûr que tous les hommes ne sont pas des violeurs en puissance, évidemment PUTAIN !
      Par contre, ce qui est indéniable, c'est qu'il existe un climat entretenu par le patriarcat et son influence sur la société qui provoque cette peur. Qu'elle soit fondée ou pas dans ce cas précis n'est même pas intéressant. Elle est tout à fait compréhensible et irréfutable, faut vraiment être con pour dire le contraire, BORDEL !

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    5. Oh oh calmez vous un peu hein.

      Je pense qu'il/elle veut dire (en tout cas, je suis au moins d'accord avec lui sur ce point), c'est que c'est pénible de SYSTEMATIQUEMENT assimiler "groupe de mecs" à viol.
      Bien sûr, dans le contexte, on peut légitimement flipper, je pense que personne ne remet ça en question. Mais à force de lire uniquement ce genre d'histoire (qui existent, c'est un fait), on pourrait finir par penser qu'un mec n'est juste qu'un violeur en puissance attendant un moment d'impunité pour passer à l'acte.
      Parce qu'accessoirement ça, c'est aussi du sexisme. Mais là je dérive par rapport à la situation spécifique de Salomée qui, clairement, à ce moment là, est critique.

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    6. Nan mais je rève, maintenant vlà qu'il faudrait qu'on se "calme un peu". Genre nos hormones de femelles nous étouffe et notre colère est parfaitement illégitime.

      D'où vous voyez que groupe de mecs = viol SYSTEMATIQUEMENT? Le standard c'est le groupe de mecs, on en voit systématiquement dans des tas de situations, partout, tout le temps, c'est aberrant ce que vous dites, il n'y a AUCUNE systématisation. La vérité c'est que vous ne suportrez même pas qu'on puisse faire ce rapprochement RIEN QU'UNE SEULE FOIS.
      Il faut parler de viol mais ne jamais dire de qui il vient, en l'occurrence des hommes à 98 %

      En outre cette peur du viol et cette méfiance, c'est pas nous toutes seules, avec nos hormones de femelles détraquées, qui nous l'inventons. Depuis toujours, on nous dit de faire attention à ne pas nous faire violer, mais on ne dit pas aux hommes de ne pas le faire.
      Cette peur vient du Patriarcat.

      Ca vous pourrit à ce point la vie que dans certaines circonstances la peur du viol prenne le dessus? C'est drôle, je vois jamais aucun mec militer, je n'ai jamais lu le moindre texte sur le sujet, je veux dire, pas pour nous EXPLIQUER si on a raison ou tord de son point de vue de mec d'avoir peur ou non hein, mais pour raconter combien ça lui pourrit la vie, combien ça lui empèche de trouver du travail, combien ça lui empèche d'être écouté, combien il se fait harceler en permanence avec ça.

      Un mec n'est pas "juste" un violeur en puissance. Mais un mec a le pouvoir de violer oui. Il a le choix d'utiliser son pouvoir ou non, et en général il ne le fait pas, et c'est très bien, mais on n'a pas à dire merci non plus bordel. Il se peut aussi que parfois, il utilise son pouvoir sans même s'en rendre compte, dans les cas de ces viols qui ne disent pas leurs noms, les cas où ils ont "été un peu lourd" avec leur copine, les cas où ils ont "un peu forcé la main" à leur petite amie, les cas où ils ont "déconné un peu" avec une jeune femme d'une soirée. Et enfin il a des hommes vraiment atteint de pulsions de domination et de violence qui se traduisent en viol.

      Ce n'est pas du sexisme que de reconnaître ceci, vous ne devez vraiment pas savoir grand chose de ce qu'est le sexisme pour dire une bétise pareille.

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    7. http://spermufle.tumblr.com/post/45414084093
      http://spermufle.tumblr.com/post/44312650348
      http://spermufle.tumblr.com/post/44605595436

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    8. @ melange instable 4 avril 2013 06:09

      Plutôt d'accord avec l'ensemble de la réflexion, mais franchement

      "on nous dit de faire attention à ne pas nous faire violer, mais on ne dit pas aux hommes de ne pas le faire."
      T'as pas l'impression d'exagérer un peu sur ce coup là ?

      Quant aux mecs qui militent, dont je faisais partie, ben oui, il y en a peu. Perso, j'ai abdiqué. Trop marre de me faire traiter de "mec" dans ce que le terme a de plus péjoratif par des féministes à la con (ben oui, il y en a quelques unes, malheureusement de plus en plus) qui considèrent que parce que t'es un mec, tu peux pas comprendre les problèmes des femmes, donc tu peux pas être vraiment féministe, voire t'es une taupe du fameux patriarcat. Au bout d'un moment, t'as beau avoir des convictions, ben tu laisses juste tomber.

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  5. Ton texte me parle beaucoup. J'ai passé une nuit dehors en janvier. je suis en résidence thérapeutique et ce soir là, j'étais allé au ciné avec une pote, comme je pensais rentrer à 23h (j'avais pas bien calculé) je n'avais pas pensé à prévenir. De toutes façons, ils verrouillent la porte à 23h, qu'on ai prévenu ou pas (le règlement...). je rentre à 1h du mat. je sonne. Pas de réponse. je resonne, j'appuie comme un malade, toujours pas de réponse. Il flotte, il fait froid et j'ai aucun moyen de rentrer, aucun contact disponible. Personne ne réponds au téléphone. je me mets en route, je marche jusqu'à la gare. Elle est fermée. j'essaie de m'allonger par terre. Impossible de dormir, trop froid et il est trop tard pour acheter à boire.
    je vais me reposer un peu dans un parking et puis je bouge. j'attends que les trams redémarrent. à 5h, je monte dans un tram et je composte à chaque terminus pour ne pas me faire virer. à 7h, je descends, je vais devant la porte de la résidence, je compose le code, ça s'ouvre enfin, je rentre et je vais me coucher. j'irais pas en cours de la journée.
    Mon psy m'as dit que c'était en grande partie ma faute.
    Une infirmière m'as dit que ça me servirait de leçon.
    aucun ne semble voir qu'ils sont beaucoup plus responsables que moi. j'avais juste oublié de prevenir, l'infirmière avait dû s'endormir. Mais depuis cette histoire, la porte est toujours vérouillée à 23h. Aucune remise en cause sinon de ne pas m'avoir assez fliqué. Comme un gosse (j'ai 21 ans)

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    1. Si ton aventure est certes malheureuse je ne crois pas qu'on puisse la comparer avec la situation décrite par Salomée tout de même... y'a une différence entre passer une nuit dehors et savoir où tu dors le lendemain et dormir dehors sans savoir du tout de quoi sera fait demain... j'ai déjà dormi dehors, mais j'ai pas trouvé ça si affreux puisque le lendemain je savais que je rentrais qque part....

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    2. Hmmm, pas d'accord là, Tanxxx. Déjà je ne trouve pas ça judicieux de hiérarchiser les victimes et leurs situations (ça fait énormément de mal), et je pense que Etienne Petiot, sans totalement pouvoir comprendre les sentiments de Salomée, peut déjà mieux les comprendre que quelqu'un qui n'a jamais passé la nuit dehors (moi par exemple).

      Très bon article au passage :) .

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    3. si tu lis bien je ne hiérarchise pas je dis simplement que ça n'est pas comparable (et j'en suis persuadée)

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    4. Je pense qu'Étienne cherchait à dire "je comprends ton enfer parce que j'en ai vécu un bout" : il a été contraint de dormir dehors, alors qu'il s'attendait à avoir un lit chaud cette nuit-là.
      D'ailleurs, je trouve son témoignage intéressant : c'est de l'âgisme complet. Sous prétexte qu'il est dans un internat (c'est ça ?) en rapport avec ses études et que des gens plus vieux que lui le gèrent, ils se permettent de fixer des règles absurdes et complètement infantilisantes. Je trouve que c'est bien symptomatique de notre société : on sait mieux que les jeunes parce qu'ils sont cons (même s'ils sont adultes), on sait mieux que les toxicos, on sait mieux que les putes, les alcoolos, les sdf, on sait mieux ce qui est bon pour vous dès que vous sortez des rangs, alors fermez votre gueule, si vous voulez qu'on vous aide, ce sera selon NOTRE définition de l'aide, nous autres "bonnes gens", vous devez vous plier à nos exigences. Sinon, vous pouvez aller crever dehors, c'est pas notre affaire. Vous avez pas voulu de notre aide, c'est de VOTRE faute.

      J'ai jamais dormi dehors, mais j'ai déjà fini dans un appart après une fête (en Janvier) ou il n'y avait ni chauffage ni lits. Que du carrelage. Et si mes potes, complètement bourrés, avaient réussi à s'endormir facilement, moi, ça avait été dur (je bois peu). Je dis pas que c'était aussi dur que de dormir dehors, sans amis, sans proches, sans rien. Bien sûr que c'est pas comparable !
      Mais avoir vécu ça, ça m'a permis de goûter à l'inconfort que c'est d'être épuisé mais d'être dans une telle situation d'inconfort que le sommeil ne vient pas. Je me souviens avoir fait des trucs absurdes comme me coller à l'arrière du frigo de l'appart, sous la table, juste pour avoir un peu de chaleur. Et toute cette nuit là, je me souviens avoir cogité sur les sdf qui vivaient ça au jour le jour, et ça m'a permis d'entre-apercevoir la violence que c'était.

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    5. oui, effectivement, c'était pas une vraie comparaison. C'était plus un lien au niveau du ressenti. j'ai passé qu'une nuit dehors, donc je ne peux qu'imaginer la souffrance qu'a enduré Salomée. Mais ça m'en rapproche plus que quelqu'un qui aurait toujours dormi au chaud. ça ne voulait pas dire que je me mettais à sa place. juste je peux imaginer combien c'est dur. c'est d'ailleurs la question que je me suis posé toute la nuit : "Comment font les SDF pour supporter ça plusieurs jours/mois/années ?".

      Et non, myroie, c'est pas un internat scolaire, c'est un internat psy.

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    6. Et si on a fait du camping une fois dans sa vie ça compte ?

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  6. J'ai bien lu. Et je ne pense pas que Etienne Petiot ait dit que c'était comparable (il a juste dit que ça lui parlait). Mais bref, j'ai pas envie de me fâcher avec toi, j'ai vraiment pas le coeur à ça ces derniers temps.

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  7. La question que je le pose en lisant ton texte est: quelqu'un (ami-e, parents, inconnu-e-)s aurait-il pu faire ou dire quelque chose pour t'aider (à long terme je veux dire, pas te filer qq euros) ou bien est ce que c'est une période de ta vie par laquelle tu devais nécessairement passer du fait de ton histoire personnelle?

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  8. Il n'est jamais nécessaire de souffrir...

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  9. Cette histoire est bouleversante. On souffre avec toi en le lisant. Merci d'avoir partagé ça, et franchement, ça me fiche les larmes aux yeux en le lisant.

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  10. Après avoir lu ce texte j'ai juste l'impression d'être face à une gamine bourge qui se plaint parce que ses parents veulent pas qu'elle se drogue. Je comprend pas comment on peut plaindre des gens comme ça, c'est vraiment du foutage de gueule envers les gens qui eux n'ont pas la chance d'avoir des parents derrière eux pour les aider.

    Idem pour les commentaires. Dormir dans le froid une fois dans votre vie ça vous fait réfléchir sur la dureté de la vie et du méchant-pas-beau système qui oblige les gens à pas réfléchir à la condition humaine blablabla ? Vous avez vraiment inventé les clochards-bourgeois quoi!

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    1. C'est un point de vue. "ne pas avoir de parents derrière soi peur être aidé", c'est multiforme et multifacteur, et que je n'ai donc rien inventé : des gamin(e)s comme moi, il y en a plein les rues. Pas seulement parce que "mes parents me laissent pas me camer c'est trop injuste" (en vous remerciant pour ce joli morceau de toxicophobie au passage), mais aussi parce que "mes parents veulent que je fasse soigner mon homosexualité", "mes parents appellent mon ami Bamboula", "Mes parents ont tracé mon destin pour moi",etc.

      En fait, vous venez donnez des leçons de décence au sujet de la rue et de qui s'y trouve pour des raisons qui méritent la compassion(et j'imagine donc l'ide et la solidrité) ou non tout en donnanr franchement l'impression de ne rien connaître à ce milieu ni aux raisons qui amènent aux ruptures sociales. C'est marrant.

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    2. Je trouve pas son commentaire particulièrement "toxicophobe", ou alors toi tu es désacorrophobe chronique. Bien sûr que toutes les souffrances se respectent et que la/ta réalité est plus complexe que ces quelques paragraphes jetés ici mais tu ne peux pas nier que oui, tu peux donner l'impression que l'on est "face à une gamine bourge qui se plaint parce que ses parents veulent pas qu'elle se drogue", c'est bien dit, même si ça a le tort de simplifier ce que tu as vu. Quant à l'accuser de donner "franchement l'impression de ne rien connaître à ce milieu" en le jugeant sur trois lignes, c'est du délit de critique pur et simple.

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    3. @ Anonyme 5 mai 2013 03:36

      C'est marrant comme c'est facile de juger les autres quand on n'a jamais connu le problème. Je ne le souhaite à personne, mais le jour ou vous vous retrouvez avec un proche dans une merde comparable à celle décrite dans ce texte, et que vous voyez toutes vos belles idées reçues se casser la gueule les unes après les autres, que vous voyez que toutes les solutions que vous envisagez pour "régler" le problème s'avèrent totalement inutiles, voires nuisibles pour le proche en question, curieusement, vous devenez beaucoup plus mesurés dans le jugement que vous portez sur les autres.

      @Anonyme6 mai 2013 01:17

      "Quant à l'accuser de donner "franchement l'impression de ne rien connaître à ce milieu" en le jugeant sur trois lignes, c'est du délit de critique pur et simple."

      Euuuhhh, non, c'est juste une évidence.

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    4. "c'est juste une évidence", l'argumentaire par l'évidence, effrayant.

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    5. "quand on a jamais connu de problème", argumentaire par l'hypothèse déductive, moins effrayant mais tout aussi frissonnant.

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    6. Vous me faites penser aux "braves gens" qui traitaient mon filleul de "faux tox" parce que, même à la rue, il mettait un point d'honneur à ne pas ressembler à un clodo; Et qu'il avait encore des parents prêts à l' "aider" en le faisant enfermer (il a fini par faire 14 mois de prison... 7 ans après les faits).

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    7. Et toi, est-ce que je te dis que tu me fais penser à ma tante qui laissait mon petit cousin se shooter jusqu'à son overdose fatale? Ne parle pas de ce que tu connais pas, encore moins avec des "faits divers qui font diversion", comme disait Bourdieu. Consacre plutôt ton énergie à changer la trame de ton blog, qui est d'un cucul grotesque qui achève de te décrédibiliser.

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  11. "si tu as eu des problèmes, tu peux parler, pas si t'en as pas eu, par ailleurs toi, je sais que tu n'en as pas eu".

    Maintenant que tu sais que je suis noire, juive et séropo, je peux donner mon avis sans lire des réponses aussi creuses ?

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  12. Hello, tu devrais peut être te rapprocher d'un CARUUD, tu pourrais y trouver une écoute et de l'aide sans jamais être jugée : http://www.psychoactif.fr/forum/t642-p6-Liste-des-CAARUD-echange-seringue-conseils.html

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  13. @Anonyme 6 Mai 2013 00h17 (en voila un bien joli pseudo)

    "Je trouve pas son commentaire particulièrement "toxicophobe"," => En relisant attentivement, vous constaterez que c'est une phrase qui est concernée, et non le commentaire en entier. Et oui, réduire la toxicomanie à une empilade de caprices, c'est absolument toxicophobe,on est même au sommet de l'arbre là. Dois je rappeler qu'on parle d'une maladie, quand même?

    " ou alors toi tu es désacorrophobe chronique. Bien sûr que toutes les souffrances se respectent et que la/ta réalité est plus complexe que ces quelques paragraphes jetés ici mais tu ne peux pas nier que oui, tu peux donner l'impression que l'on est "face à une gamine bourge qui se plaint parce que ses parents veulent pas qu'elle se drogue", c'est bien dit, même si ça a le tort de simplifier ce que tu as vu." => Ha, je ne peux pas nier ça? Bon bah heu...OK
    Dites, juste par curiosité, pourquoi forcément une gamine "bourge"?
    Non, ce n'est absolument pas bien dit. A moins que... Prenons le cas d'un ado en dépression qui fuguerait. "On a l'impression d'une gamin bourge qui se plaint car ses parents ne le laissent pas se vautrer à rien foutre dans son lit toute la journée", pour vous, ce serait bien dit?
    Qu'on puisse juger ma fuite débile, ou impulsive, ou irréfléchie, ou n'importe quoi d'ailleurs, ça ne me pose pas de problème. Par contre, qu'on minimise en permanence ma maladie jusqu'au point de la nier, j'estime ne pas avoir à le supporter.

    Quant à l'accuser de donner "franchement l'impression de ne rien connaître à ce mili
    eu" en le jugeant sur trois lignes, c'est du délit de critique pur et simple. => En trois lignes, on peut dire bien des choses. En deux mots même : "clochard bourgeois". Je ne pense pas qu'on puisse dire ça en connaissant la rue et ses cas de ruptures sociales hyper diverses, vraiment. Mais vous noterez, j'ai parlé d'une IMPRESSION.


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